Programmation + Modération

Cycle de rencontres dans le cadre du cours « Pratiques et Recherches-critiques« , Université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis.
Avec Ingrid Luquet Gad, Le Wonder, Nelson Pernisco, Marie Cantos, Louisa Babari, Matthieu Boucherit, Marianne Derrien, Hélène Soumaré, Andy Rankin, Salomé Burstein, Etienne Hatt, Aurélie Pétrel, Karim Kal, le DOC!, Laurent Lacotte …
Si à l’origine la critique d’art avait pour finalité d’évaluer et d’influencer l’art de son temps, on assiste aujourd’hui à des manières infiniment variées de faire de la critique, d’écrire l’art ou de penser avec l’art (lecture performée, fiction, montage audiovisuel, créations sonores, stories, …). En quoi la critique d’art fait-elle méthode et renouvelle-t-elle le champ de la connaissance ? Quelle est la place de l’engagement intellectuel de son auteur·trice ? Comment envisager de nouvelles modalités d’écriture et de pensées collectives ? Ce cours sera l’occasion d’explorer et d’analyser les problématiques propres aux pratiques contemporaines, en s’appuyant sur des visites d’ateliers, d’expositions et des rencontres avec des critiques d’arts.   

Critique d’art, commissaires d’exposition : contamination ?, modération dans le cadre des Rencontres Aléatoires #3, en partenariat AICA-France et C-E-A, ESBAB Rennes, mars 2020.
D’importantes questions de société apparaissent (écologie, anthropocène, post- ou néo-colonialisme, féminisme,..) qui sont l’indice de tendances, voire révélatrices d’une nouvelle conception de l’espace public. Ces orientations témoignent de l’invention de théories en acte, où se mêlent l’engagement intellectuel et la recherche-création. Comment le commissariat et la critique coévoluent-ils dans ce contexte ? Quels nouveaux cadres d’expressions et de langage se développent avec les artistes, au cœur ou en marge de l’art contemporain ?

Critique d’art, galeriste : relation au beau fixe ?, modération dans le cadre des Rencontres Aléatoires #2 organisées par l’AICA-France, FIAC, octobre 2019.
Quelles relations les critiques nouent-ils avec les galeristes ? Pourquoi les galeristes font-ils appel aux critiques ? Quel rôle les critiques jouent-ils dans l’écosystème actuel du marché de l’art ? Critiques et galeristes peuvent-ils s’associer pour défendre la scène française ?

Qui a (encore) peur de la critique ?, modération dans le cadre des Rencontres Aléatoires organisées par l’AICA-France, onzième lieu, Paris, avril 2019.
Hier encore aussi redoutée que respectée, la critique semble aujourd’hui s’essouffler dans de nombreux domaines. Souffrant de logiques éditoriales de plus en plus désengagées, sa pratique contemple désormais son propre tarissement et sa précarisation dans la presse. Sans pouvoir, l’exercice serait tombé au niveau de la communication, assurant à la culture un relai souvent insipide. Face à la désertion d’un lectorat autrefois dévoué et la concurrence des coeurs sur les réseaux sociaux, les critiques cherchent à se réinventer en expérimentant de nouveaux formats, parfois plus oraux et performatifs, parfois plus proches du divertissement et de la starification que des oeuvres. Comment se réapproprier ce métier qui nous échappe ? Qui a encore besoin de la critique ? À quelles fins se voue-t-elle ? Quels moyens lui donner ?

Mémoires du futur, programmation, auditorium du Carreau du Temple, avec Alexandre Cadain, co-directeur du programme post-digital, ENS ULM, et Gregory Chatonsky, artiste et théoricien.
Les mémoires existentielles sont devenues l’une des ressources majeures du capitalisme tardif. Au moment où les images, les idées et les affects deviennent la matière première de l’économie numérique, les traces laissées par les internautes participent à la construction symbolique des imaginaires de demain. Autrefois réservé à l’Art, anonymes et entreprises modélisent désormais les mémoires du futur. Les oeuvres d’art sont-elles les vestiges d’une disparition à venir dont nous devenons les impossibles témoins ? Comment réinjecter de l’imprévisible dans les algorithmes et se prémunir d’un monde programmé, où la fiction aurait été refoulée ?

Art & accélération, programmation, auditorium du Carreau du Temple, avec Benjamin Blaquart, artiste, Benjamin Efrati, artiste, Laura Gozlan, artiste, Ingrid Luquet-Gad, critique d’art (Artpress, Les Inrockuptibles et i-D magazine), Laurent de Sutter, écrivain, professeur de droit et directeur de la collection « perspectives critiques » aux PUF, où est paru l’ouvrage colectif « Accélération ! » (2016).
Dès sa publication en 2013, le Manifeste pour une politique accélérationniste de Nick Srnicek et Alex Williams suscite un élan d’espoirs et de renouveaux conceptuels dans de nombreux domaines, allant de l’écologie au féminisme, de la politique à la révolution. Le désir de faire advenir un nouveau monde, face au climat de désaffection ambiant, semble dessiner la carte d’un nouvel activisme. En quoi les artistes, designers et autres hackers peuvent-ils devenir les acteurs privilégiés de ces mutations ? Pourquoi accélérer l’accélération du quotidien?

Value of Art, programmation, auditorium du Carreau du Temple, avec Isabelle Demaisonrouge, historienne de l’art, critique d’art, curatrice indépendante – artiste chercheur, membre de l’équipe Art&Flux, fondatrice de MATCHART et de A&U ; Patrice Maniglier, philosophe, maître de conférences à l’université Paris-Ouest Nanterre La Défense, le 23 octobre 2016.
Le marché de l’art a contribué à l’accroissement du rôle des collectionneurs non seulement dans l’appréciation, mais également dans l’évaluation des oeuvres au détriment parfois des instances institutionnelles ou des critiques d’art. Si la valeur est un dispositif de justification du prix, elle n’en demeure pas moins d’abord un objet de croyances ayant des effets réels. C’est pourquoi elle doit être construite socialement. Reflet d’une réalité, mémoire d’un monde tournée vers la préservation de son passé, que révèle la manie de la collection sur le devenir de l’art contemporain, sa valeur, son prix ?

• Économie Solidaire de l’Art, programmation, auditorium du Carreau du Temple, avec Jean-Christophe Arcos, critique et commissaire d’exposition Carole Douillard, artiste, membre de l’Institut ACTE, CNRS/ACTE Institute – Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et cofondatrice du groupe de réflexion Économie Solidaire de l’Art, Thierry Fournier, artiste, commissaire d’exposition, responsable du programme de recherche Displays à l’Ensad / EnsadLab et co-fondateur du groupe de réflexion Économie Solidaire de l’Art.
Économie Solidaire de l’Art est un groupe de réflexion visant l’amélioration des conditions économiques des artistes et professionnels de l’art, suivi par près de 10 000 personnes sur Facebook. À l’occasion de cette rencontre, il présentera notamment un projet de Charte destiné à l’ensemble des acteurs de la filière. (www. economiesolidairedelart.net)

Géoesthétiques, programmation, auditorium du Carreau du Temple, avec AtsOupe (artiste), Omar Berrada (écrivain, curateur, directeur de Dar al-Ma’mûn à Marrakech (Maroc), Nidhal Chamekh (artiste), Victoria Mann (directrice de AKAA Art Fair – Also known as Africa), Meryem Sebti (co-fondatrice, directrice de la publication et rédactrice en chef du magazine d’art contemporain Diptyk Mag, Maroc), Kantuta Quirós & Aliocha Imhoff (curateurs, théoriciens de l’art, fondateurs de la plateforme curatoriale le peuple qui manque), le 22 octobre 2016.
Des Biennales de Marrakech, Dak’art ou Kampala aux Rencontres de Bamako, du Lagos Photo Festival aux Foires 1:54 ou AKAA (Also Known As Africa), en passant par les focus des Rencontres d’Arles, de Paris Art Fair ou de la Fondation Louis Vuitton avec la collection Pigozzi en 2017, la création du continent africain bénéficie d’une reconnaissance accrue et d’une surenchère médiatique. Si ces démarches visent à défendre, diffuser et renouveler la perception de la création contemporaine en Afrique, braquer les projeteurs ne doit pas signifier un nouveau braquage dont la France ou les pays occidentaux seraient une fois de plus les impérialistes. Entre « label » aguicheur, spéculation et réalité économique de la côte des artistes, le mal nommé « art africain » serait-il vraiment un nouvel or noir du marché de l’art ? Quel contexte géopolitique, historique et économique justifie cet engouement ? Assistet- on à une prise de conscience « géoesthétique » d’un nouvel ordre né d’un plan géopolitique plus global ?

Regards croisés sur les migrants, à partir du court métrage de Laura Henno « Missing Stories »,  programmation, au Centre Georges Pompidou en partenariat avec la mep, avec Laura Henno (artiste), Camille Louis (philosophe), Étienne Tassin (professeur en philosophie politique) et Florian Gaité (philosophe et modérateur de la discussion), le 20 octobre 2016.
L’aveuglement des Etats Européens face à la question migratoire rend urgente une interrogation sur la visibilité de cette crise. Dans les consciences collectives en effet, les migrations génèrent fantasmes médiatiques et fictions politiques qui font entrave à leur traitement objectif et dépassionné. Néanmoins, ainsi que le montre le travail de Laura Henno, certaines fictions intrinsèques aux migrations (la réinvention des identités comme stratégie de survie) font partie intégrante de l’économie de leurs représentations. Aussi, placé au coeur d’un dialogue entre philosophie politique et pensée de l’art, ce talk croise-t-il les regards autour de la mise en image de ces récits humains : leur esthétisation rime-t-elle toujours avec instrumentalisation ? Les imaginaires migratoires ne constituent-ils pas aussi une part de leur réalité ? Quels enjeux, enfin, soulève leur traduction dans les arts visuels ?

• Cycle de rencontres autour des pratiques curatoriales, programmation dans le cadre de mon cours « Pratiques curatoriales et para-curatoriales » à l’Université de Paris 8, avec Azad Asifovich, Sarah Mercadande, Antoine Fenoglio de SISMO designer, Marianne Derrien, Nicolas Giraud, Florian Gaité, Timothée Chaillou.

Débat en forme de tea-time, dans le cadre du Festival Jerk Off et de l’exposition « Censures », co-organisé et animé avec Florian Gaité, Galerie Émilie Bannwarth, le 23 octobre 2011, Paris 3e.