De l’autoportrait au selfie, comment ne pas perdre la face ?

    Les chemins de la philosophie
    Le 04/03/2020 SÉRIE Épisode 3 : 

    Jusqu’où peut-on distinguer le visage du masque ? Comment l’invention de la photographie a-t-elle changé la perception de soi et du monde ? Les avatars sur internet sont-ils des masques ? 

    L’invitée du jour : 

    Marion Zilio, théoricienne, critique d’art et commissaire d’exposition indépendante.

    L’étude du visage pour faire le portrait d’une époque

    Le visage est un objet de pensée qui permet de pénétrer les imaginaires, de voir comment une société se pense et se réfléchit au double sens du terme. C’est-à-dire ce mouvement de réflexion de soi-même et le reflet de soi. La manière dont les artistes ou d’autres instances ont récupéré la représentation du visage va nous permettre de comprendre quels sont les enjeux et les problématiques d’une époque.                  
    Marion Zilio

    La technique pour jouer avec son visage 

    Depuis le début du XXème siècle, tout rapport avec les autres passe par le prisme de la technique (de la photographie, du cinéma…). Le tournant machinique a appareillé notre sensibilité. Les artistes sont venus expérimenter les mutations du regard, nos façons de sentir le monde. Certains se sont réappropriés ces techniques pour s’extraire des visages qu’on leur avait imposé.                  
    Marion Zilio

    Textes lus par Hélène Lausseur :

    • Extrait de Salon 1859, Charles Baudelaire, 1859
    • Extrait de Mythologies, Roland Barthes, Seuil, 1957

    Sons diffusés : 

    • Archive masques et coronavirus, bfm TV, 2020
    • Musique Poker Face, Lady Gaga
    • Musique Ce que c’est beau la photographie, Frères Jacques
    • Film Holmes et Watson, Etan Cohen, 2018
    • Archive Black Bloc, « Envoyé spécial », France 2
    • Musique de fin, Selfie, Greg Frite

    L’ÉQUIPE
    Production Adèle Van Reeth
    Production déléguée Géraldine Mosna-Savoye
    Avec la collaboration de Anaïs Ysebaert,  Isis Jourda,  Manon de La Selle,  Clara Degiovanni,  Lou Quevauvillers
    Réalisation Nicolas Berger