L’ANTICHAMBRE – Haythem Zakaria

L’Antichambre Acte 1, exposition personnelle de Haythem Zakaria, Hôtel de la Nouvelle République, Paris, du 29 au 31 mars.
Commissariat Marion Zilio, à l’invitation de Alta Volta.
>> Ni un salon, ni une exposition, c’est l’Antichambre, un évènement dédié au dessin et au prolongement du geste.
Les dessins réalisés au métronome de Haythem Zakaria se fondent dans le décor d’une chambre d’hôtel, dans une atmosphère sonore tout à la fois stridente et envoutante. Le geste de l’artiste devient le prolongement de l’outil mécanique et de la métrique régulière. Peu à peu, le cerveau se libère et la répétition devient l’expression d’un moment de méditation.

Profondément influencé par la cosmogonie et la spiritualité, le travail d’Haythem Zakaria se situe à la croisée de systèmes et de disciplines qui empruntent autant à l’autorité des sciences dures qu’aux mythologies traditionnelles. Animé par la volonté de recouvrer des figures archétypales sous nos schémas rationnels, il convoque une grande variété de technologies avancées (programmation interactive, capteurs, objets de quantification métrique, etc.) tout en ayant recourt à des média plus classiques tels que la photographie, la vidéo, la sculpture ou le dessin.
Ces différents outils deviennent pour lui, non tant le prolongement de son corps ou de son esprit que la membrane à partir de laquelle son être se plie à une matrice. La contrainte et les protocoles qu’il se fixe sont une manière d’opérer un décentrement : au moi actif et conscient de son action, Haythem Zakaria préfère le principe de méditation promis par la répétition et les automatismes de la partition. C’est ainsi qu’avec son projet « Ruthmos », Haythem Zakaria se livre à une performance qui l’oblige à suivre le rythme régulier d’un métronome ordonnant la cadence de son dessin. Point après point, son esprit se libère et la main devient le servomécanisme de l’outil qui l’appareille…

« Haythem Zakaria m’a invité à produire un texte selon ses protocoles de création. Dans un lapse de temps chronométré et sous l’égide d’un programme métonymique, j’ai tenté de poser ces quelques mots… » mz