Cosmographie du trou. David Altmejd

« Cosmographie du trou », Exposition Flux de David Altmejd au Musée d’art moderne de la ville de Paris, Boum!Bang!, octobre 2014.

Cosmogenèse

On rentre dans l’exposition « Flux » de David Altmejd au Musée d’Art Moderne de Paris, comme on plonge dans un rêve, dans une sorte de chaos organisé, où tout se ramifie et se transforme d’une forme à l’autre. Géants, loups-garous, personnages ailés, figures hybrides, mi-hommes mi-animaux, mi-végétaux mi-minéraux, insectes en tout genre, peuplent un monde dédalique composé de miroirs et de structures de plexiglas entrelacées. Le tout est connecté et relié par une multitude de fils de soie, de bobines ou d’épingles, comme un immense réseau synaptique, ou un système de circulation des flux et des énergies.
Jouant sur deux ordres, microscopique et macroscopique, deux dimensions, verticale et horizontale, deux états, psychique et physique, l’univers de David Altmejd apparaît comme le point de départ conceptuel d’un potentiel non actualisé, encore malléable, modifiable, précisément en attente d’être mis en forme – sculpté. Et c’est probablement en ce sens qu’il faut comprendre le motif récurrent de la main de l’artiste qui, moulée et démultipliée, creuse inlassablement la matière, les chairs comme les murs.

À  lire ici.

 

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